BUREAU DES LAMENTATIONS

J'ai besoin de me plaindre discrètement, là où un voir deux malheureux se seront perdus. J'ai cassé mon stylo préféré, éclaboussé les chaussures d'une dame avec mon vomi, abimé les miennes en mimant des pieds gonflables et je me suis publiquement pissé dessus. Je suis stréssée parce que je n'arrive à rien à cause d'une masse égoiste et paranoïaque qui traine dans tous les recoins de ce monde. Et ma timidité me dévore plus férocement que jamais. Je donnerai n'importe quoi pour ne plus avoir peur d'oser, comme avant - c'est frustrant d'avoir gouté à cette liberté.
BUREAU DES LAMENTATIONS

# Postato giovedì 18 dicembre 2008 11:01

Modificato domenica 18 gennaio 2009 10:47

PARANOIA DU MOCHE

PARANOIA DU MOCHE
J'ai mal aux bras, mes veines sont déchirées, ma volonté n'a pas vaincue. J'ai voulu soulever des masses trop importantes pour ma carrure. Je m'y suis glissée, celles-ci m'ont écrasée sans conscience. Rien ne bouge, je cours contre le vent. Éole m'attaque, c'est une bourrasque que je reçoit dans le c½ur et essouffle l'envie.

Perdue comme un faon farouche dans une sphère extérieure, je me cache sous les lits et évites les confrontations de tout types. Je dors pour oublier qu'il faut manger, pour oublier qu'il faut vivre. Je m'effraie et je me hais. D'où viens cette estime déclinante ? C'est la paranoïa qui poursuit. Les gens me fuient, je suis affreuse. Les gens m'oublient, je suis ennuyeuse, assommante, pas drôle, pas troublante. Je ne suis pas fraîche, je suis la boîte de conserve de secours, dans le noir au fond du placard. Le magasin de fournitures mal famé au coin de la rue, où l'on s'y rend avec retenue. La solution de dernière instance. Parano, parano, PARANO. Le monde entier est contre moi, cela est évident. Je suis l'huitre à la perle qu'on a jeté sans même vérifier. Tant pis pour eux, JE SUIS EXTRAORDINAIRE, n'est-ce pas.

# Postato domenica 07 dicembre 2008 13:43

Modificato domenica 18 gennaio 2009 10:47

L'ESTHETIQUE DU SCOTCH

Steve Reich, je retiens mon souffle et la fébrilité des autres me fais frissonner. Ne pas tâcher l'écoute. Je ne trouve pas ma règle, je colle mes cheveux. Quelques larmes qui s'essaient dans des tubes pendant que quelques menstruations peignent un traumatisme. J'ai pas trop le temps, je rêve trop. Un ouragan bruital s'évertu à sortir.

# Postato martedì 02 dicembre 2008 12:01

Modificato domenica 18 gennaio 2009 10:47

REQUIEM FOR A SOUL

REQUIEM FOR A SOUL
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Son coeur est une catastrophe, le mien ne me sert qu'à une chose. J'ai un coeur, un peu d'os, un peu de chair et un peu de rien pour emballer un vide. Je ne sais plus ce que je cherchais dans l'art, alors je ne cherche plus. Les utopies ne se trouvent pas, encore moins sous les lits rectangulairement poussiéreux. Je dérive en regardant les arbres et leurs branches défiler, guettant un sens sur la rive auquel m'agripper. Un ridicule pour commencer. Pour que ce soit plus facile à croire. L'obscurité en a moins besoin. L'imagination me tue, je n'en ai plus.

# Postato martedì 11 novembre 2008 13:59

Modificato domenica 18 gennaio 2009 10:47

A.

A.
C'est la belle française, la lettrée, l'intelligente, la fragile, la septique, la sauvage, le chat qui se moque en douceur, mais tout aussi terriblement. C'est la brune du café, derrière ses grands maîtresde papiers au bistrot du coin, l'insaisissable, l'éphémère, la mystérieuse, la révolution, la grace exotique, l'explosion, les sens étourdis, l'inspiration, l'incompréhensible, la satire, la reine de ce bal secret qui virevolte entre les fantômes, transcende les spectre superficiels avec ce rire discret de la victoire.

# Postato domenica 09 novembre 2008 16:55

Modificato domenica 18 gennaio 2009 10:48