J'ai mal aux bras, mes veines sont déchirées, ma volonté n'a pas vaincue. J'ai voulu soulever des masses trop importantes pour ma carrure. Je m'y suis glissée, celles-ci m'ont écrasée sans conscience. Rien ne bouge, je cours contre le vent. Éole m'attaque, c'est une bourrasque que je reçoit dans le c½ur et essouffle l'envie.
Perdue comme un faon farouche dans une sphère extérieure, je me cache sous les lits et évites les confrontations de tout types. Je dors pour oublier qu'il faut manger, pour oublier qu'il faut vivre. Je m'effraie et je me hais. D'où viens cette estime déclinante ? C'est la paranoïa qui poursuit. Les gens me fuient, je suis affreuse. Les gens m'oublient, je suis ennuyeuse, assommante, pas drôle, pas troublante. Je ne suis pas fraîche, je suis la boîte de conserve de secours, dans le noir au fond du placard. Le magasin de fournitures mal famé au coin de la rue, où l'on s'y rend avec retenue. La solution de dernière instance. Parano, parano, PARANO. Le monde entier est contre moi, cela est évident. Je suis l'huitre à la perle qu'on a jeté sans même vérifier. Tant pis pour eux, JE SUIS EXTRAORDINAIRE, n'est-ce pas.